Des clowns en milieux de soin dans le Var

Bises de Clowns fête Noël à Sainte Musse!

Toulon : des associations fêtent Noël au service pédiatrie de Sainte-Musse

Les Blouses roses, Les Pitchounnes, Bises de clowns… Quand les associations s’impliquent, c’est aussi Noël pour les enfants hospitalisés à Sainte-Musse. L’homme en rouge a débarqué le 16 décembre.

Du point de vue sonore, le raffut est du niveau de celui d’une cour de récré. Le même joyeux bazar que dans n’importe quelle pièce où vous trouverez à la fois un groupe d’enfants et un Père Noël. Sauf que là, les visages sont un peu plus pâles. Un petit poignet bandé, un pansement sur la joue, une béquille, un fauteuil roulant taille XXS… Nous sommes au service pédiatrie de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon, ce mercredi de mi-décembre. Et si c’est jour de fête, c’est grâce aux bonnes volontés qui œuvrent toute l’année au sein d’associations telles Les Blouses roses, Bises de Clowns et Les Pitchounnes.

« On a pu satisfaire tous ces enfants en travaillant main dans la main, c’est magnifique », s’émeut Carolyn Salva, vice-présidente de cette dernière structure, qui monte « de petites actions pour récolter des fonds dans le but de les ré-injecter dans des projets ». C’est ainsi qu’elle a pu approvisionner la hotte du Père Noël qui passait ce 16 décembre à l’hôpital. Et ainsi soutenir l’initiative du comité de Toulon des Blouses roses lequel, avec Bises de Clowns, organise ce traditionnel rendez-vous de fin d’année.

« Des liens d’affection »

« C’est une opération qui ponctue un travail fait par ces deux associations tout au long de l’année », souligne Ginette Marchal, cadre de santé en pédiatrie. Un travail que cette infirmière, apprécie énormément parce que « ça dédramatise l’hospitalisation ». En effet, selon elle, « apporter du rêve dans un milieu un peu austère » est très loin d’être vain au deuxième étage de Sainte-Musse. Au sein d’un service comprenant 39 lits, actuellement « plein, archi-plein », comme à chaque période hivernale qui apporte son lot d’épidémies, précise la soignante.

Certains de ces tout jeunes patients y sont pour quelques jours, d’autres devront prendre leur mal en patience. Comme cette adolescente fluette : « Elle vient de rentrer, nous savons qu’elle restera plusieurs semaines. » Il y a aussi les petits malades chroniques, qui deviennent grands mais « continuent de venir » : « Des liens d’affection se tissent. »

D’où le plaisir manifeste des personnels dans l’agitation inhabituelle de ce mercredi après-midi, salle commune du service pédiatrie, où l’on avait poussé les tables basses pour faire place à la fête. Le même plaisir qu’à la vue des visages qui s’éclairent lorsque déboulent les clowns dans les chambres, ou que s’y glissent les dames en rose à l’heure du coucher, que l’on appelle alors « les berceuses ». Une dose de bonheur délivrée sans ordonnance.

LAURENCE ARTAUD

Article « La Marseillaise »

1 Response

  1. Les deux clowns s’annoncent en musique et en dispute ! Un petit conflit qu’ils vont demander a Nour, 9 ans, de denouer. Hospitalisee depuis plusieurs jours, la petite fille joue le jeu. Plus loin, dans une autre chambre, Nirina eclate de rire devant les frasques de Rhubarbe.